Après l’incendie de Trévillach : un accompagnement à tarif solidaire chaque vendredi
Après un incendie, l’urgence finit progressivement par laisser place à l’après.
Les flammes s’éteignent, les personnes évacuées rentrent lorsque cela est possible, les démarches commencent et le quotidien essaie de reprendre.
Mais pour les personnes qui l’ont vécu, tout ne s’arrête pas au moment où l’incendie est maîtrisé.
Avoir dû quitter son domicile, craindre pour sa maison, ses proches ou ses animaux, attendre des nouvelles, voir son environnement touché par les flammes ou avoir subi des pertes peut laisser des traces bien après l’événement.
C’est pourquoi j’ai souhaité réserver chaque vendredi un temps d’accompagnement à tarif solidaire pour les personnes impactées par l’incendie de Trévillach.
Tous les vendredis à Vinça
Chaque vendredi matin, des créneaux seront proposés au sein de mon cabinet de psychopraticienne à Vinça.
Tarif solidaire : 40 € la séance au cabinet.
Ces créneaux sont destinés aux personnes directement impactées par l’incendie de Trévillach, qu’elles aient été évacuées ou sinistrées.
Il n’est pas nécessaire d’avoir perdu son habitation pour avoir été profondément touché par ce qui s’est passé.
L’évacuation, l’attente, la peur de perdre son logement ou simplement le fait d’avoir été confronté à une situation de danger peuvent eux aussi bouleverser le sentiment de sécurité.
Le vendredi après-midi, je peux également me déplacer
Parce que tout le monde ne peut pas nécessairement venir jusqu’au cabinet, je souhaite également proposer des accompagnements à domicile.
Chaque vendredi après-midi : 45 € la séance à domicile, pour les personnes évacuées ou sinistrées concernées par l’incendie.
Cette possibilité peut notamment permettre aux personnes ayant davantage de difficultés à se déplacer ou préférant rester dans leur environnement de bénéficier elles aussi d’un temps d’écoute.
Les déplacements sont proposés dans la limite de mon secteur d’intervention et de mes disponibilités.
Un espace pour parler… ou simplement déposer
Après un événement aussi important, il n’est pas toujours facile de savoir ce dont on a besoin.
Certaines personnes ressentent le besoin de raconter ce qu’elles ont vécu.
D’autres préfèrent parler de l’après.
Des démarches.
De la fatigue.
Des changements dans leur quotidien.
De la peur que cela recommence.
De la difficulté à retrouver leurs repères.
Et certaines ne souhaitent pas revenir précisément sur l’incendie.
Il n’est pas nécessaire de raconter l’événement en détail pour être accompagné.
L’objectif est avant tout de proposer un espace d’écoute bienveillant, respectueux du rythme de chacun.
Quand l’urgence est passée, mais que l’on reste en alerte
Après une situation éprouvante, certaines réactions peuvent apparaître ou persister.
Une fatigue importante.
Des difficultés à dormir.
Une plus grande irritabilité.
Le besoin de surveiller ce qui se passe autour de soi.
Une inquiétude lorsque le vent se lève.
Une odeur de fumée qui provoque immédiatement une réaction.
Des pensées qui reviennent.
Une difficulté à se projeter.
Ou simplement cette impression de ne pas encore avoir complètement retrouvé son quotidien.
Il n’existe pas une seule manière de réagir à un événement de cette ampleur.
Et surtout, il n'est pas nécessaire d'attendre d'aller très mal pour s'autoriser à parler de ce que l'on traverse.
Retrouver progressivement des repères
Mon approche s’appuie notamment sur la psychologie positive.
Dans ce contexte, il ne s’agit évidemment pas de chercher « le positif » dans l’incendie ou dans les pertes vécues.
Il s’agit plutôt, progressivement, de permettre à la personne de retrouver des points d’appui.
Identifier ce dont elle a besoin aujourd’hui.
Accueillir ses émotions.
Retrouver certains repères.
Reconnaître ses ressources personnelles.
S’appuyer sur son entourage lorsque cela est possible.
Et avancer à son rythme vers un quotidien dans lequel le sentiment de sécurité peut progressivement retrouver sa place.
Une démarche qui me tient particulièrement à cœur
Cette initiative s’inscrit dans une valeur qui occupe une place essentielle dans ma vie personnelle comme professionnelle : la solidarité.
Après une catastrophe, la mobilisation est souvent très importante pendant l’urgence.
Mais je crois profondément qu’il est également nécessaire de penser à ce qui vient ensuite.
Aux semaines qui suivent.
Aux mois qui suivent.
À ceux qui doivent reconstruire.
À ceux qui sont rentrés chez eux mais ne se sentent pas encore complètement rassurés.
À ceux qui pensent qu’ils ne sont « pas assez sinistrés » pour demander de l’aide parce que d’autres ont davantage perdu.
Chaque vécu mérite d’être entendu sans être comparé à celui du voisin.
C’est pour cette raison que je souhaite maintenir ces créneaux du vendredi spécifiquement destinés aux personnes touchées par l’incendie de Trévillach.
Chaque vendredi
Le matin au cabinet à Vinça : 40 € la séance.
L’après-midi à domicile : 45 € la séance.
Pour les personnes évacuées et sinistrées à la suite de l’incendie de Trévillach.
Les séances sont proposées sur rendez-vous et selon les disponibilités.
Prendre soin aussi de l’après
Les pompiers, les collectivités, les associations, les bénévoles et les habitants se mobilisent lorsque l’urgence frappe.
Puis vient un autre temps.
Celui de la reconstruction.
Et cette reconstruction n’est pas uniquement matérielle.
Elle peut aussi être celle des repères, du sentiment de sécurité, de la confiance et du quotidien.
C’est dans cette période que je souhaite pouvoir apporter, à mon niveau, ma contribution.
Parce qu’après avoir été accompagné dans l’urgence, on peut aussi avoir besoin de l’être dans l’après.
Cet accompagnement s’inscrit dans une démarche de bien-être et de soutien. Il ne se substitue pas à un suivi médical, psychologique ou psychiatrique. En présence de symptômes importants ou persistants, notamment après un événement potentiellement traumatique, une orientation vers un professionnel de santé adapté peut être nécessaire.
