Recevoir un diagnostic de cancer du sein, traverser les traitements ou essayer de retrouver son quotidien après la maladie peut bouleverser bien plus que la santé physique.
Il y a les rendez-vous médicaux, les traitements, la fatigue, les inquiétudes, les changements dans le rapport au corps… Mais parfois aussi les difficultés financières, les démarches administratives, les répercussions sur le travail, la vie familiale ou les relations.
Et au milieu de tout cela, il peut devenir difficile de savoir vers qui se tourner.
Pourtant, une chose mérite d’être rappelée : vous n’avez pas à tout affronter seul(e).
Des professionnels, des associations et des dispositifs existent pour accompagner les personnes touchées par un cancer du sein, pendant les traitements comme après.
Au-delĂ des traitements, des besoins parfois invisibles
Lorsque l’on parle de cancer, nous pensons naturellement aux soins médicaux.
Mais la maladie peut également toucher de nombreuses dimensions du quotidien.
Comment continuer à travailler lorsque la fatigue devient importante ? Comment parler de la maladie à ses enfants ? Vers qui se tourner lorsque les démarches deviennent trop compliquées ? Comment vivre les transformations de son corps ? Et comment retrouver confiance lorsque les traitements se terminent ?
Ces questions sont légitimes.
Prendre soin d’une personne touchée par un cancer, ce n’est pas seulement prendre en charge sa maladie. C’est aussi considérer tout ce qu’elle traverse autour.
C’est notamment le rôle des soins de support et des différentes structures d’accompagnement.
🌸 OncoParcours : un soutien de proximité dans les Pyrénées-Orientales
Dans notre département, l’association OncoParcours accompagne les femmes touchées par un cancer du sein ou gynécologique, ainsi que leurs proches.
Située à Toulouges, elle propose un accompagnement personnalisé qui prend en compte les besoins médicaux, psychologiques, sociaux et quotidiens des personnes concernées.
Selon les besoins, les femmes peuvent notamment bénéficier de soutien psychologique, d’ateliers collectifs, d’activité physique adaptée, d’accompagnement nutritionnel, d’informations, d’orientation et d’aide dans certaines démarches.
L’association intervient pendant les traitements, mais aussi dans la période de l’après-cancer.
Un lieu pour être écoutée, accompagnée, rencontrer d’autres personnes et ne pas rester isolée face à la maladie.
Les accompagnements proposés aux bénéficiaires sont gratuits.
Pour contacter OncoParcours :
Site : https://oncoparcours-po.fr
Téléphone : 07 48 72 88 78
Adresse : Allée de Barcelone, Bureaux du Parc, bâtiment C, 66350 Toulouges.
🌷 La Maison Entre Parenthèses : un lieu pour souffler, partager et se retrouver
À Perpignan, La Maison Entre Parenthèses, portée par l’association Équilibre 66, accueille les femmes touchées par tous types de cancers, dès l’annonce de la maladie, pendant les traitements ou en rémission.
Cette maison d’accueil de jour, située en dehors du cadre médical, a été pensée comme un lieu chaleureux où les femmes peuvent se retrouver, échanger, participer à des activités et prendre du temps pour elles.
Grâce à une équipe de professionnels et de bénévoles, elle propose différents accompagnements :
Des espaces d’écoute et de soutien psychologique.
Des ateliers de bien-ĂŞtre et de relaxation.
Des activités physiques adaptées.
Des conseils et ateliers autour de l’alimentation.
Des activités créatives, culturelles et des moments de partage.
Les activités sont proposées gratuitement aux adhérentes, afin de leur permettre de bénéficier d’un accompagnement complémentaire aux soins médicaux.
Car au-delà des traitements, il peut aussi être précieux de retrouver un lieu où l’on ne se sent pas uniquement définie par la maladie.
Un espace pour créer des liens, prendre soin de soi et s’accorder une parenthèse dans un quotidien parfois bouleversé.
Pour contacter La Maison Entre Parenthèses :
Téléphone : 06 03 61 11 68 ou 09 83 47 58 58
Adresse : 9 rue de Minorque, quartier Catalunya, 66000 Perpignan.
Permanences d’accueil : lundi, mardi et jeudi, de 9 h à 18 h, ou sur rendez-vous.
🎗️ La Ligue contre le cancer : information, écoute et accompagnement
La Ligue contre le cancer est un autre interlocuteur important pour les personnes malades et leurs proches.
À travers ses comités départementaux, elle propose différentes formes d’accompagnement, qui peuvent comprendre des espaces d’écoute, des activités de soutien, des informations sur la maladie et, selon les situations et les dispositifs locaux, des aides sociales ou financières.
Lorsque la maladie fragilise l’équilibre du foyer, ces aides peuvent être particulièrement précieuses.
Il ne faut pas hésiter à contacter le comité de son département pour connaître les services proposés et les conditions d’accès.
Site : https://www.ligue-cancer.net
📞 Cancer Info : un numéro pour poser ses questions
Face à un diagnostic, il est parfois difficile de comprendre toutes les informations reçues.
Certains termes médicaux sont nouveaux. Les démarches peuvent sembler complexes. Et les questions arrivent parfois après les consultations.
Le service Cancer Info, proposé par l’Institut national du cancer, permet d’obtenir des informations fiables sur les cancers, les traitements, les droits et les différentes ressources disponibles.
Cancer Info : 0 805 123 124
Le service et l’appel sont gratuits.
Un dispositif d’écoute et d’orientation est également proposé, notamment pour les personnes malades et leurs proches.
Ce service ne remplace pas les conseils personnalisés de l’équipe médicale, mais peut aider à mieux comprendre certaines informations et à identifier les bons interlocuteurs.
Les soins de support : prendre soin de la personne dans sa globalité
Les soins de support sont encore parfois méconnus.
Pourtant, ils occupent une place importante dans l’accompagnement des personnes touchées par un cancer.
Ils regroupent différents soins et accompagnements destinés à améliorer la qualité de vie et à mieux prendre en charge les conséquences de la maladie et de ses traitements.
Selon les besoins, ils peuvent comprendre :
Un soutien psychologique.
Une prise en charge de la douleur et de la fatigue.
Un accompagnement nutritionnel.
Une activité physique adaptée.
Une aide sociale et administrative.
Un accompagnement des difficultés liées à l’intimité et à la sexualité.
Des soins et conseils pour mieux vivre certains changements physiques.
Ces accompagnements peuvent être proposés pendant les traitements, mais également après leur arrêt.
Pour savoir lesquels sont accessibles, vous pouvez en parler à votre oncologue, à votre médecin traitant ou à l’équipe qui vous suit.
🤝 Les assistants sociaux : une aide face aux démarches
Un cancer peut parfois fragiliser une situation financière ou professionnelle.
Arrêt de travail, baisse de revenus, frais de transport, adaptation du logement, difficultés pour reprendre une activité…
Dans ces moments-là , les démarches administratives peuvent devenir une charge supplémentaire.
Un assistant social peut aider Ă faire le point sur les droits, les aides mobilisables et les organismes Ă contacter.
Il est notamment possible de se renseigner auprès de son établissement de soins, de l’Assurance Maladie ou des services sociaux de proximité.
Demander une aide administrative ou financière n’a rien de honteux.
C’est parfois une étape importante pour pouvoir se concentrer davantage sur sa santé et son quotidien.
Et lorsque les traitements se terminent ?
La fin des traitements est souvent attendue avec beaucoup d’espoir.
Pourtant, elle ne s’accompagne pas toujours d’un retour immédiat à la vie d’avant.
La fatigue peut persister.
Le corps peut avoir changé.
La peur d’une récidive peut rester présente.
Certaines personnes ressentent également un décalage avec leur entourage, qui imagine parfois que tout devrait désormais redevenir comme avant.
Mais la fin des traitements ne signifie pas nécessairement la fin des besoins d’accompagnement.
Il est possible d’avoir besoin de temps pour retrouver des repères, reprendre confiance dans son corps, réorganiser son quotidien ou simplement comprendre ce que l’on ressent.
Les équipes soignantes, les professionnels de santé mentale, les soins de support et les associations peuvent continuer à jouer un rôle précieux pendant cette période.
🌷 Et les proches dans tout cela ?
Lorsque quelqu’un que nous aimons est malade, nous souhaitons souvent être présents autant que possible.
Accompagner aux rendez-vous.
Rassurer.
Organiser le quotidien.
Prendre en charge certaines tâches.
ĂŠtre disponible.
Mais derrière cette présence, il peut aussi y avoir beaucoup de fatigue, d’inquiétude et parfois un sentiment d’impuissance.
Les proches aidants peuvent avoir tendance à mettre leurs propres besoins de côté, parce qu’ils estiment que la personne malade traverse quelque chose de bien plus difficile.
Pourtant, la souffrance et la fatigue ne sont pas une compétition.
Les aidants ont eux aussi le droit d’être accompagnés, de poser des questions, de parler de leurs émotions ou de demander du relais.
Certaines associations et structures de soins proposent également des espaces de soutien destinés aux proches.
Prendre soin de soi lorsque l’on accompagne quelqu’un n’est pas un manque d’attention envers cette personne.
C’est aussi reconnaître que l’on a ses propres limites.
Il n’y a pas une seule bonne manière de traverser la maladie
Certaines personnes ont besoin de parler beaucoup. D’autres préfèrent préserver leur intimité.
Certaines souhaitent être entourées, tandis que d’autres ont besoin de moments de solitude.
Et ces besoins peuvent évoluer d’une semaine à l’autre, parfois même d’un jour à l’autre.
La psychologie positive ne consiste pas à demander à une personne malade de rester optimiste ou de trouver quelque chose de positif dans ce qu’elle traverse.
Elle peut plutôt inviter à reconnaître ses ressources, ses besoins, ses valeurs et les liens sur lesquels elle souhaite s’appuyer, sans nier les émotions difficiles.
Vous n’avez pas à être fort(e) chaque jour.
Vous n’avez pas à sourire pour rassurer votre entourage.
Vous n’avez pas à transformer votre maladie en leçon de vie.
Et vous n’avez pas à tout gérer sans aide.
🎀 Octobre Rose : informer, mais aussi orienter
Octobre Rose est un mois essentiel pour sensibiliser au cancer du sein et rappeler l’importance du dépistage.
Mais la prévention et la sensibilisation ne s’arrêtent pas à la détection de la maladie.
Elles consistent aussi à faire connaître les ressources disponibles, les associations, les soins de support et les personnes vers lesquelles il est possible de se tourner.
Car une personne informée sur les aides existantes peut plus facilement trouver un accompagnement adapté à sa situation.
Si vous ne savez pas par où commencer, vous pouvez simplement en parler à votre médecin traitant ou à votre équipe d’oncologie.
Vous n’avez pas besoin de connaître tous les dispositifs ni de réaliser toutes les démarches seul(e).
Parfois, le premier pas consiste simplement Ă dire :
« J’aurais besoin d’aide, mais je ne sais pas vraiment vers qui me tourner. »
Et cette phrase peut déjà ouvrir une porte.
Demander du soutien n’est pas un signe de faiblesse. C’est reconnaître que votre bien-être compte, lui aussi. 💗
Cet article est proposé à titre informatif. Il ne remplace pas les recommandations de votre équipe médicale ni une prise en charge adaptée à votre situation.
