Les Semaines d’Information sur la Santé Mentale (SISM) commencent.
L’occasion de parler de santé mentale, de sensibiliser, de prévenir… mais aussi peut-être de changer un peu notre manière de la regarder.
Car lorsque nous entendons « santé mentale », nous pensons encore souvent aux troubles psychiques, aux diagnostics ou aux périodes durant lesquelles une personne ne va plus bien.
Pourtant, la santé mentale nous concerne toutes et tous, chaque jour.
La santé mentale fait partie de notre quotidien
Prendre soin de sa santé mentale ne commence pas uniquement lorsqu’une difficulté devient insupportable.
Notre santé mentale concerne aussi notre manière de traverser les événements, de vivre nos émotions, de nous adapter aux changements, de créer des relations, de faire face au stress ou encore de trouver un équilibre entre nos besoins et les différentes contraintes de notre vie.
Comme notre santé physique, elle peut évoluer.
Il existe des périodes pendant lesquelles nous nous sentons solides et disponibles, et d’autres où tout semble demander davantage d’efforts.
Une séparation.
Un changement professionnel.
Une maladie.
Des difficultés familiales.
Une rentrée particulièrement chargée.
Un déménagement.
Une période d’isolement.
Ou simplement une accumulation de petites choses.
Il n’est pas nécessaire qu’un événement soit spectaculaire pour qu’il ait un impact sur notre équilibre.
« Je vais tenir encore un peu »
Nous avons parfois appris à attendre.
Attendre que ça passe.
Continuer malgré la fatigue.
Minimiser ce que nous ressentons parce que « d’autres vivent pire ».
Se dire que nous devrions réussir à gérer seuls.
Jusqu’au moment où le corps ou l’esprit finit par dire stop.
Pourtant, il n’est pas nécessaire d’attendre d’aller très mal pour commencer à prendre soin de soi.
La prévention en santé mentale, c’est aussi apprendre à reconnaître plus tôt certains signaux et à écouter ce qu’ils peuvent nous indiquer.
Prendre soin de sa santé mentale peut commencer simplement
Il n’existe pas une recette universelle du bien-être.
Et prendre soin de soi ne signifie pas être heureux en permanence.
Cela peut commencer par des choses très simples :
Reconnaître que l’on est fatigué.
Mettre des mots sur une émotion.
Dire non lorsque quelque chose dépasse nos limites.
S’autoriser à ralentir.
Parler à quelqu’un.
Maintenir des liens qui nous font du bien.
Retrouver une activité importante pour nous.
Demander de l’aide lorsque nous en avons besoin.
Parfois, prendre soin de sa santé mentale consiste simplement à arrêter quelques instants de se demander « Comment continuer à tenir ? » pour se demander :
« Comment est-ce que je vais, réellement ? »
La psychologie positive : pas une obligation d’aller bien
Parler de psychologie positive pendant les SISM me semble également important.
Parce qu’elle est parfois confondue avec l’idée qu’il faudrait toujours regarder le bon côté des choses.
Ce n’est pas son objectif.
La psychologie positive ne demande pas de nier la tristesse, la peur, la colère ou les difficultés.
Elle s’intéresse aussi aux ressources dont nous disposons : nos forces, nos relations, nos valeurs, ce qui donne du sens à notre vie et ce qui peut nous aider à traverser certaines périodes.
Prendre soin de sa santé mentale, ce n’est donc pas essayer d’être positif tout le temps.
C’est aussi apprendre à mieux se connaître et à reconnaître ce dont nous avons besoin.
Parler pour mieux prévenir
Les SISM sont également l’occasion de continuer à lutter contre les idées reçues.
Consulter ou demander de l’aide ne signifie pas avoir échoué.
Avoir besoin d’être accompagné ne signifie pas être faible.
Et rencontrer une difficulté psychologique ne résume jamais une personne à cette difficulté.
Plus nous pouvons parler ouvertement de santé mentale, plus nous pouvons faciliter la prévention, l’accès à l’information et la possibilité de demander de l’aide lorsque cela devient nécessaire.
Durant les SISM, parlons-en
Pendant ces Semaines d’Information sur la Santé Mentale, je partagerai plusieurs contenus autour de la santé mentale, de la prévention et de la psychologie positive, avec des pistes et des ressources accessibles au quotidien.
L’objectif n’est pas de chercher à aller bien à tout prix.
Mais peut-être de nous permettre de porter un peu plus d’attention à ce qui se passe en nous.
Et de nous rappeler une chose essentielle :
nous n’avons pas besoin d’attendre d’être au bout de nos ressources pour commencer à prendre soin de nous.
Si vous ressentez le besoin de faire le point, de déposer ce que vous traversez ou de retrouver progressivement davantage d’équilibre, un accompagnement peut également offrir un espace pour vous.
Parce que prendre soin de son esprit, c’est aussi prendre soin de soi.
